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Ce blog contient des fictions composées, pour la plupart, de scènes osées, voir érotiques entre hommes. Si vous êtes sensibles à ce genre de sujet, veuillez passer votre chemin.

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  • : Blog de fictions pour la plupart Yaoi. Il sera sujet de relation entre hommes, avec des scènes osées. Lecteur averti !
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Moth Cash and Love

Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 18:42

Certains la connaisse déjà, d'autre pas encore. Voici ma fiction Moth Cash and Love qui est actuellement en ligne sur Le Forum Baiser d'Aphrodite (voir mes liens).


Prologue


Les deux mains posées de chaque coté de la cuvette des toilettes, à genoux sur le sol et la tête renversée au dessus de l’eau souillée, Elias toussa douloureusement. Le front trempé de sueur, le corps parcourut de frissons incontrôlable, il respira un grand coup et tenta de se relever, mais un nouveau haut-le-cœur le parcouru de la tête au pied, et il bascula vivement son visage. La nausée passée, il croisa les bras sur la cuvette et y posa sa figure. Son estomac était complètement retourné et son souffle chaud était saccadé. Il n’avait pu s’en empêcher. Comme la veille. Comme l’avant-veille. Comme il y avait deux semaines. Il ne pouvait supporter ce goût âpre dans sa bouche. Il fallait qu’il éjecte le poison qu’il avait avalé. A chaque fois qu’il repensait à ses mains râpeuses posées sur sa peau blanche, à sa propre soumission, il avait envie de vomir. Il les détestait. Il se détestait pour sa faiblesse. Comment pouvait-il accepter ça ? Pourquoi n’arrêtait-il pas ?
Sauvez-moi …

Chapitre 1

Dans une ruelle sombre, une nuit d’hiver, alors que la température atteignait les moins dix degrés, une silhouette encapuchonnée marchait au bord du trottoir. Son ombre se mouvait à la lumière des lampadaires et des phares des voitures. Le souffle chaud du jeune homme formait une étrange fumée blanche s’échappant du trou noir que formait sa capuche. Les mains dans les poches de son vieux jean troué et sale, il grelottait et sa mâchoire claquait doucement. Lassé de rester debout, il s’assit à même le sol, s’appuya contre un poteau et ramena ses genoux contre son torse. Pendant plusieurs minutes, il regarda les différents véhicules passer, suivant des yeux leurs mouvements identiques. Il retira ensuite ses mains bleutées de ses poches, les porta à sa bouche et souffla dessus, essayant de les réchauffer. Une roue s’arrêta soudainement à quelques centimètres de lui. Il releva la tête et aperçut une magnifique voiture de sport, d’un noir d’encre. La fenêtre du coté passager se baissa automatiquement et le visage d’un homme d’environ vingt cinq ans apparut. Malgré la faible lumière qui n’éclairait qu’un coté de sa figure, Elias remarqua que l’inconnu était un bel homme : des cheveux noirs descendant jusqu’à sous ses oreilles, légèrement bouclés, des yeux d’un brun foncé, un nez fin et des lèvres pleines. Des traits bien dessinés et stricts. Un homme plein d’assurance et de fierté. Un homme qui détenait le pouvoir et l’argent. Un de ces hommes qu’il détestait. Elias eut un petit sourire narquois que cacha l’obscurité de sa capuche. L’inconnu se pencha par-dessus le frein à main et regarda le jeune homme toujours assit sur le trottoir.
- Ca va ?
Sa voix n’était pas désagréable. Fluide et rauque. Elias acquiesça d’un mouvement presque imperceptible de la tête, le regard fixé dans celui de l’inconnu. Ce dernier reprit la parole doucement :
- Tu n’as pas trop froid ? Les nuits sont terribles pendant ces mois de l’année.
Il marqua un silence, comme s’il hésitait, avant de poursuivre :
- Monte dans la voiture, je t’offre une boisson chaude.
Elias faillit se mettre à rire. On ne lui avait jamais faite, celle-là ! Cachant son visage, le jeune homme se releva et tendit sa main vers la poignée de la porte. A mi-chemin, il s’arrêta et lança :
- Combien ?
L’homme parut surpris.
- Combien quoi ?
- Quel prix ?
Cette fois-ci, l’inconnu éclata de rire. Ce dernier était agréable à l’oreille.
- Que veux-tu dire par là ? Je t’offre juste un café, ou un chocolat chaud.
Elias allait protester mais il se ravisa. Pourquoi pas ? S’il disait vrai, tant mieux et s’il mentait, il le forcerait d’une façon ou d’une autre à payer. Sûr de cette pensée, le jeune homme ouvrit la portière et s’installa sur le siège en cuir. C’était la première fois qu’il montait dans une voiture de ce genre. Tout semblait scintiller. Une douce chaleur l’envahit, le réchauffant lentement. Il ne s’attarda pas sur ces détails de luxe flagrants et porta son attention sur la route. L’homme assit à coté de lui démarra doucement. Il avait une conduire sûre et souple. A un feu rouge, il se tourna vers Elias et lui sourit, dévoilant des rangées de dents parfaites.
- Où veux-tu aller ?
Le jeune homme haussa les épaules, nonchalamment. Il s’en fichait de l’endroit. Le résultat était le même. Devant le silence d’Elias, l’inconnu émit un léger soupir irrité.
- Je vois. Bon, je t’emmène chez moi, lança t-il après une seconde de réflexion.
Pendant la suite du trajet, aucun des deux ne parla. L’homme avait mis la radio et une musique à tendance rock enveloppait la voiture. Plusieurs minutes après, le véhicule entra dans une allée de graviers bordée de chênes centenaires. Il s’arrêta devant une grande maison moderne et propre. De grandes baies vitrées s’étendaient sur tout un coté du mur et la porte d’entrée était immense. Elias, quelque peu impressionné, sortit de la voiture, la tête relevée, le regard fixé sur la bâtisse. Il n’avait jamais vu de maison aussi belle. Habitué à vivre dans la rue, il voyait, à longueur de journée, des immeubles sales et recouverts de graffitis. L’inconnu fit le tour de la voiture en silence et se glissa derrière Elias qui sursauta légèrement lorsqu’il entendit sa voix à quelques centimètres de lui :
- C’est une grande maison, trop grande pour un célibataire comme moi. Mais bon, comme c’est un héritage …
Le seul héritage que sa famille avait laissé à Elias se résumait par des tonnes de dettes. Le jeune soupira doucement avant de suivre l’inconnu. Lorsqu’il entra dans la maison, il se sentit tout de suite mal à l’aise.
- Bienvenue chez moi.
L’homme appuya sur l’interrupteur et la pièce apparut. Tous les objets transpiraient le luxe et l’argent. Tout était trop propre, trop rangé. L’inconnu retira ses chaussures et Elias fit de même. Il plaça ses vieilles baskets à coté du tapis. Il enleva ensuite sa capuche, laissant voir pour la première fois son visage. Il sentit le regard insistant de l’homme qui le dévisageait. Il était habitué. Il attendit patiemment que l’inconnu lui montre le chemin, ce qu’il fit après avoir ranger son manteau.
- Suis-moi.
Elias obéit docilement. Plus vite ils commenceraient et plus vite ils finiraient. Il entra dans une vaste pièce qui faisait office de salon et de cuisine. Comme pour l’entrée, tout était propre et rangé. Le jeune homme s’installa, sans attendre l’invitation, sur un tabouret du comptoir et regarda autour de lui. Un canapé en cuir noir, légèrement en biais, était déposé au milieu de la pièce, entouré de plusieurs fauteuils du même style juste à coté des grandes baies vitrées. Une immense télé plasma était fixée sur le mur gris et blanc. Un tapis noir recouvrait le carrelage opaque. Du coté de la cuisine, tout était moderne. Le frigo américain était immense, comme la plaque électrique. La porte du lave vaisselle dernier cri était légèrement entrouverte. Une table en bois massif reposait à droite, entourée de chaises en cuir noir. Le jeune homme fut coupé dans son observation par la voix rauque de l’homme qui se tenait de l’autre coté du comptoir et qui le regardait, ses yeux foncés posés sur lui :
- Tu veux quoi ? Il doit me rester du cacao et du lait. Je peux te faire un thé, ou un café … dit-il en ouvrant les placards en bois clair.
Elias surpris de toutes ces intentions, ne répondit pas immédiatement. Pourquoi cette gentillesse ? Est-ce une nouvelle ruse ? S’il croyait qu’il allait se faire avoir aussi facilement … Restant sur ses gardes, le jeune homme répondit calmement.
- Un chocolat.
Un chocolat chaud … Cela faisait si longtemps qu’il n’en avait pas bu. Quelques minutes plus tard, l’odeur alléchante de la boisson vient lui chatouiller les narines, et son ventre gargouilla douloureusement. Son dernier repas remontait à la veille : un simple morceau de pain et un morceau de poulet qu’il avait réussi à piquer dans le panier d’une vieille dame. Il détestait faire ça. Mais s’il ne le faisait pas, il mourrait. Attendant impatiemment sa boisson, il détailla l’homme qui se tenait devant le micro-ondes. A la lumière, ses cheveux paraissant plus châtains foncés que brun. Ses épaules étaient droites et son dos musclé. Son jean noir moulait parfaitement ses fesses fermes et ses longues cuisses musclées. Lorsqu’il se retourna pour apporter la tasse chaude, Elias remarqua son torse imberbe que laissait apercevoir le haut de sa chemise noire entrouverte.
Il se surprit à penser qu’il n’était pas trop mal tombé, pour une fois. Mais les beaux hommes étaient souvent les pires. Ils étaient forts et il ne pouvait qu’obéir à leurs fantasmes. Il prit en main la tasse qu’on lui tendait et la porta à ses lèvres. Il faillit pousser un cri de bonheur quand le liquide sucré et brûlant coula doucement dans sa gorge. C’était tellement bon !
L’homme vint se placer à coté de lui, une tasse de café noir dans la main.
- Il est bon ?
Elias acquiesça d’un signe de tête. L’homme fit un léger sourire.
- Au fait, je m’appelle Thybalt et toi ?
Le jeune homme hésita. Devait-il lui dire son véritable nom ? Mais devant un tel sourire, comment mentir ?
- Elias.
- Et bien, enchanté Elias.
Ce dernier releva la tête et croisa le regard de Thybalt. Un regard pétillant.

Par Nyu - Publié dans : Moth Cash and Love
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 18:46
Chapitre 2

Assis à une distance raisonnable du jeune homme, Thybalt ne cessait de se poser des questions. Il porta machinalement sa tasse jusqu’à ses lèvres où il y but une gorgée chaude et amère, le regard fixé droit devant lui. Pourquoi avait-il recueilli ce parfait inconnu chez lui ? Ce n’était pas dans ses habitudes : plutôt réservé et méfiant, il n’invitait que des personnes de confiance. Mais, lorsqu’il avait vu cette silhouette, tremblante de froid, alors qu’il rentrait d’une dure journée de boulot, il n’avait pu se résoudre à lui passer devant sans s’arrêter. Les choses avaient ensuite suivies leur cours, et le voilà maintenant assis à coté d’un gamin qui lui faisait un effet fou ! Il se mordit la lèvre inférieure. Qu’est-ce qui lui arrivait ? Il lança un regard discret de côté en direction d’Elias qui semblait prendre un réel plaisir à siroter son chocolat. Plus petit que lui d’au moins dix centimètres, son corps était caché par un long sweet-shirt kaki délavé qui lui tombait jusqu’au bas des fesses et d’un jean deux fois trop grand pour lui, troué et sale. Ses cheveux, couleur corbeau, lui tombaient en mèches fines devant les yeux. Des yeux en amande, entourés de longs cils, d’un vert d’eau profond. Des yeux qui ne trahissaient aucune émotion. Des yeux qui lui procuraient des frissons à chaque fois qu’ils se posaient sur lui. Son visage, quant à lui, avait des traits réguliers, avec un nez assez petit et légèrement recourbé, des lèvres pleines et attirantes à souhait et un menton de forme triangulaire. Sa peau était satinée et claire. Une longue et blanche cicatrice lui barrait la face droite, du haut du nez jusqu’au bas de la joue. Un visage extrêmement attirant et mystérieux. Un visage qui avait mûri trop vite. Thybalt était complètement fasciné devant une telle personne. Fasciné, c’était le bon mot…
Elias déposa sa tasse sur le comptoir puis regarda Thybalt dans les yeux avec insistance. Ce dernier se sentit défaillir devant un tel regard mais il ne rompit pas le contact. L’horloge sonna une heure et le jeune homme détourna la tête. Thybalt soupira. Que devait-il faire maintenant ? Sans un mot, il se leva et rangea les tasses dans le lave-vaisselle, sous les yeux attentifs d’Elias. Il devait absolument trouver quelque chose.
- Tu devrais prendre une douche, ça te ferais du bien …dit-il, en manque total d’imagination.
Le jeune homme le regarda avec incompréhension pendant quelques secondes, puis acquiesça. Il se leva et attendit qu’on lui montre le chemin. Ils prirent la porte à droite, parcoururent un long couloir aux couleurs claires puis arrivèrent dans la salle de bain. C’était une grande pièce recouverte de carrelage vert pomme et blanc. Des longues vitres transparentes et deux pommeaux de douche formaient une immense douche moderne. Un lavabo était disposé à droite, et des miroirs étaient accrochés sur tout un pan de mur. Une lumière douce rendait l’endroit intime. Thybalt entra dans la pièce et laissa la place à Elias qui regardait l’endroit, les yeux brillants.
- Voilà. Prends ton temps. Je t’apporte des vêtements de rechange, le temps que je lave les tiens.
Le jeune homme se retourna et eut un léger sourire. Comment un simple sourire pouvait-il le rendre aussi heureux ?
Il n’eut pas le temps de se retourner qu’Elias retirait déjà son sweet-shirt, dévoilant un dos fin et musclé. Thybalt sentit son cœur s’accélérer, et le rouge lui monta aux joues.
- Bon… Appelle-moi quand tu as fini.
Il se dirigea vers la porte.
- Et prends des serviettes dans le meuble que tu vois là-bas, dit-il en montrant du doigt une colonne blanche.
Lorsqu’il referma la porte derrière lui, il soupira de soulagement. Il n’allait pas tenir très longtemps si ça continuait comme ça. Il se dirigea dans sa chambre et choisit des vêtements un peu trop petits pour lui : un jean et un t-shirt noir. Il s’assit sur le matelas qui rebondit légèrement. Qui était-il vraiment ? Pourquoi était-il seul en pleine rue ? Où étaient ses parents ? Avait-il fugué ? Thybalt n’était pas dupe sur le genre de métier du jeune homme. Pourquoi en être arrivé là ? Ne trouvant aucune réponse à toutes ces questions qui s’agglutinaient dans son esprit, il se leva et rejoignit la salle de bain. Il frappa sur la porte et attendit une réponse. Rien. Pas un bruit. Il refrappa plus fort cette fois-ci.
- Elias ? Je peux entrer ?
Il y eut silence puis une voix faible lui parvient.
- Oui.
Thybalt appuya sur la poignée et poussa doucement le battant. Il faillit lâcher les vêtements qu’il tenait dans la main et son cœur manqua un battement. Elias était appuyé sur une vitre, les cheveux mouillés, le regard plus vert que jamais, complètement nu… et offert. Des gouttes d’eau glissaient sensuellement sur sa peau, laissant des traînées humides. Thybalt ne put s’empêcher de parcourir des yeux son corps si masculin. Son cou était long, fin et attirant. Ses épaules étaient rondes et droites. Il avait de longs bras fins, tous en muscles. De légers pectoraux et abdos se dessinaient sur son torse imberbe. Partant du nombril, un fin trait de poil brun descendait jusqu’à son pénis. Thybalt déglutit avec difficulté et il ressentit un léger picotement au bas de son ventre. Ses jambes étaient fines et musclés. C’était un corps taillé pour la vitesse. Un corps incroyablement attirant. Elias ne bougea pas pendant l’observation, et lorsque les yeux de Thybalt remontèrent jusqu’aux siens, il eut un sourire moqueur.
Pour cacher sa gêne, Thybalt parla agressivement :
- Qu’est-ce que tu fous ?
Il s’en voulait de ressentir cette excitation devant le corps de ce gamin. Il s’en voulait de ne vouloir qu’une chose : le prendre, maintenant, tout de suite. Elias sourit, taquin.
- Ce n’est pas ce que tu voulais ?
Il se décolla de la vitre et s’approcha doucement, le regard fixé dans celui de Thybalt.
- C’est ce que vous voulez tous, murmura t-il doucement.
Le jeune homme n’était plus qu’à quelques centimètres. Thybalt tenta de reculer, mais il butta contre la porte. Il ferma les yeux, essayant de contrôler cette envie folle de lui sauter dessus, de prendre possession de ses lèvres, de son corps… En sentant une main caresser son torse à travers sa chemise, il dût se mordre la lèvre pour retenir un gémissement. Comment pouvait-il ressentir toutes ces choses en une seule caresse ? Il rouvrit les yeux et fut surpris de voir le visage d’Elias à quelques centimètres du sien. Ses lèvres roses l’attirant. Il n’en pouvait plus. Son corps réagissait contre sa volonté. Il fut parcouru d’un frisson d’excitation lorsque le souffle chaud du jeune homme vint chatouiller sa nuque. Dans une ultime tentative, il murmura :
- Arrête. Je ne veux pas …
Elias eut un sourire en coin.
- Ne mens pas. Tu bandes.
Il posa alors une main sur l’entrejambes de Thybalt qui respirait de plus en plus fort, le regard voilé. Il laissa tomber à terre les vêtements qu’il tenait dans la main pour agripper fermement la nuque du jeune homme. Celui-ci releva les yeux et plongea son regard dans le sien. Il ne pouvait rien voir. Il n’y avait rien. Pas une émotion. Thybalt voulut dire quelque chose mais il fut coupé par les lèvres d’Elias qui avaient pris possession de sa bouche. Elles étaient douces et brûlantes. N’en pouvant plus, Thybalt se redressa et colla le corps nu contre le sien, tout en passant sa main dans les cheveux humides du jeune homme. Il fut ravi de constater qu’il était dans le même état d’excitation que lui. La langue d’Elias lui léchait sensuellement les lèvres et lorsqu’il ouvrit la bouche, elle s’y engouffra immédiatement et vint caresser la sienne avec avidité. Pendant ce temps, la main d’Elias déboutonna habilement la chemise de Thybalt et écarta les pans d’un geste sec. Il caressa lentement son torse musclé, dessinant des doigts ses abdos. Il remonta ensuite la main et saisit, entre le pouce et l’index ,un téton qui se durcit immédiatement à ce contact, arrachant un gémissement à Thybalt qui était de plus en plus excité, au point d’en avoir mal. Elias arrêta son baiser avec un sourire.
- Tu es chaud …
Comment ne pas être chaud dans un moment pareil ? Thybalt lui lança un regard irrité et soupira d’impatience. Elias se pencha de nouveau et vint suçoter son cou. Il descendit ensuite avec une lenteur affolante, jusqu’au téton où il commença à décrire des sillons humides tout en caressant l’autre du pouce. Thybalt gémit doucement et bascula la tête contre le carrelage. Il ne pouvait plus réfléchir. Tout se basculait dans sa tête. Une seule question franchit la barrière de ses lèvres sans même qu’il ne s’en rende compte :
- Pourquoi ?
À cette phrase, Elias s’arrêta et releva la tête. Il ne parla pas tout de suite, mais lorsqu’il répondit ce fut avec des mots simples et sincères :
- J’ai besoin d’argent.
Thybalt le regarda en silence. Son excitation était retombée d’un coup. Devant ce regard insistant, Elias baissa les yeux et s’éloigna.
- Je ferais tout pour avoir de l’argent.
- Même vendre ton corps ?
Même s’il était calme à l’extérieur, Thybalt bouillait intérieurement. Il s’était fait avoir.
Il vit pour la première fois une émotion passer dans le regard du jeune homme. Si fictive qu’il avait eu du mal à la voir : la colère. Elias eut un sourire faux.
- Qu’est-ce qu’un corps ? Un simple morceau de viande et d’os. Alors oui, je vendrais même mon corps pour avoir de l’argent.
Thybalt renifla avec écoeurement. Il reboutonna sa chemise avant de ramasser les vêtements éparpillés sur le sol. Il les tendit en silence à Elias qui les prit après un moment d’hésitation.
- Habille-toi, tu vas prendre froid.
Thybalt prit les vêtements sales du jeune homme et sortit ensuite de la pièce, sans un regard en arrière.
Par Nyu - Publié dans : Moth Cash and Love
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