
Ce blog contient des fictions composées, pour la plupart, de scènes osées, voir érotiques entre hommes. Si vous êtes sensibles à ce genre de sujet, veuillez
passer votre chemin.
Certains la connaisse déjà, d'autre pas encore. Voici ma fiction Moth Cash and Love qui est actuellement en ligne sur Le Forum Baiser d'Aphrodite (voir mes liens).
Prologue
Les deux mains posées de chaque coté de la cuvette des toilettes, à genoux sur le sol et la tête renversée au dessus de l’eau souillée, Elias toussa douloureusement. Le front trempé de sueur, le
corps parcourut de frissons incontrôlable, il respira un grand coup et tenta de se relever, mais un nouveau haut-le-cœur le parcouru de la tête au pied, et il bascula vivement son visage. La
nausée passée, il croisa les bras sur la cuvette et y posa sa figure. Son estomac était complètement retourné et son souffle chaud était saccadé. Il n’avait pu s’en empêcher. Comme la veille.
Comme l’avant-veille. Comme il y avait deux semaines. Il ne pouvait supporter ce goût âpre dans sa bouche. Il fallait qu’il éjecte le poison qu’il avait avalé. A chaque fois qu’il repensait à ses
mains râpeuses posées sur sa peau blanche, à sa propre soumission, il avait envie de vomir. Il les détestait. Il se détestait pour sa faiblesse. Comment pouvait-il accepter ça ? Pourquoi
n’arrêtait-il pas ?
Sauvez-moi …
Chapitre 1
Dans une ruelle sombre, une nuit d’hiver, alors que la température atteignait les moins dix degrés, une silhouette encapuchonnée marchait au bord du trottoir. Son ombre se
mouvait à la lumière des lampadaires et des phares des voitures. Le souffle chaud du jeune homme formait une étrange fumée blanche s’échappant du trou noir que formait sa capuche. Les mains dans
les poches de son vieux jean troué et sale, il grelottait et sa mâchoire claquait doucement. Lassé de rester debout, il s’assit à même le sol, s’appuya contre un poteau et ramena ses genoux
contre son torse. Pendant plusieurs minutes, il regarda les différents véhicules passer, suivant des yeux leurs mouvements identiques. Il retira ensuite ses mains bleutées de ses poches, les
porta à sa bouche et souffla dessus, essayant de les réchauffer. Une roue s’arrêta soudainement à quelques centimètres de lui. Il releva la tête et aperçut une magnifique voiture de sport, d’un
noir d’encre. La fenêtre du coté passager se baissa automatiquement et le visage d’un homme d’environ vingt cinq ans apparut. Malgré la faible lumière qui n’éclairait qu’un coté de sa figure,
Elias remarqua que l’inconnu était un bel homme : des cheveux noirs descendant jusqu’à sous ses oreilles, légèrement bouclés, des yeux d’un brun foncé, un nez fin et des lèvres pleines. Des
traits bien dessinés et stricts. Un homme plein d’assurance et de fierté. Un homme qui détenait le pouvoir et l’argent. Un de ces hommes qu’il détestait. Elias eut un petit sourire narquois que
cacha l’obscurité de sa capuche. L’inconnu se pencha par-dessus le frein à main et regarda le jeune homme toujours assit sur le trottoir.
- Ca va ?
Sa voix n’était pas désagréable. Fluide et rauque. Elias acquiesça d’un mouvement presque imperceptible de la tête, le regard fixé dans celui de l’inconnu. Ce dernier reprit la parole doucement
:
- Tu n’as pas trop froid ? Les nuits sont terribles pendant ces mois de l’année.
Il marqua un silence, comme s’il hésitait, avant de poursuivre :
- Monte dans la voiture, je t’offre une boisson chaude.
Elias faillit se mettre à rire. On ne lui avait jamais faite, celle-là ! Cachant son visage, le jeune homme se releva et tendit sa main vers la poignée de la porte. A mi-chemin, il s’arrêta et
lança :
- Combien ?
L’homme parut surpris.
- Combien quoi ?
- Quel prix ?
Cette fois-ci, l’inconnu éclata de rire. Ce dernier était agréable à l’oreille.
- Que veux-tu dire par là ? Je t’offre juste un café, ou un chocolat chaud.
Elias allait protester mais il se ravisa. Pourquoi pas ? S’il disait vrai, tant mieux et s’il mentait, il le forcerait d’une façon ou d’une autre à payer. Sûr de cette pensée, le jeune homme
ouvrit la portière et s’installa sur le siège en cuir. C’était la première fois qu’il montait dans une voiture de ce genre. Tout semblait scintiller. Une douce chaleur l’envahit, le réchauffant
lentement. Il ne s’attarda pas sur ces détails de luxe flagrants et porta son attention sur la route. L’homme assit à coté de lui démarra doucement. Il avait une conduire sûre et souple. A un feu
rouge, il se tourna vers Elias et lui sourit, dévoilant des rangées de dents parfaites.
- Où veux-tu aller ?
Le jeune homme haussa les épaules, nonchalamment. Il s’en fichait de l’endroit. Le résultat était le même. Devant le silence d’Elias, l’inconnu émit un léger soupir irrité.
- Je vois. Bon, je t’emmène chez moi, lança t-il après une seconde de réflexion.
Pendant la suite du trajet, aucun des deux ne parla. L’homme avait mis la radio et une musique à tendance rock enveloppait la voiture. Plusieurs minutes après, le véhicule entra dans une allée de
graviers bordée de chênes centenaires. Il s’arrêta devant une grande maison moderne et propre. De grandes baies vitrées s’étendaient sur tout un coté du mur et la porte d’entrée était immense.
Elias, quelque peu impressionné, sortit de la voiture, la tête relevée, le regard fixé sur la bâtisse. Il n’avait jamais vu de maison aussi belle. Habitué à vivre dans la rue, il voyait, à
longueur de journée, des immeubles sales et recouverts de graffitis. L’inconnu fit le tour de la voiture en silence et se glissa derrière Elias qui sursauta légèrement lorsqu’il entendit sa voix
à quelques centimètres de lui :
- C’est une grande maison, trop grande pour un célibataire comme moi. Mais bon, comme c’est un héritage …
Le seul héritage que sa famille avait laissé à Elias se résumait par des tonnes de dettes. Le jeune soupira doucement avant de suivre l’inconnu. Lorsqu’il entra dans la maison, il se sentit tout
de suite mal à l’aise.
- Bienvenue chez moi.
L’homme appuya sur l’interrupteur et la pièce apparut. Tous les objets transpiraient le luxe et l’argent. Tout était trop propre, trop rangé. L’inconnu retira ses chaussures et Elias fit de même.
Il plaça ses vieilles baskets à coté du tapis. Il enleva ensuite sa capuche, laissant voir pour la première fois son visage. Il sentit le regard insistant de l’homme qui le dévisageait. Il était
habitué. Il attendit patiemment que l’inconnu lui montre le chemin, ce qu’il fit après avoir ranger son manteau.
- Suis-moi.
Elias obéit docilement. Plus vite ils commenceraient et plus vite ils finiraient. Il entra dans une vaste pièce qui faisait office de salon et de cuisine. Comme pour l’entrée, tout était propre
et rangé. Le jeune homme s’installa, sans attendre l’invitation, sur un tabouret du comptoir et regarda autour de lui. Un canapé en cuir noir, légèrement en biais, était déposé au milieu de la
pièce, entouré de plusieurs fauteuils du même style juste à coté des grandes baies vitrées. Une immense télé plasma était fixée sur le mur gris et blanc. Un tapis noir recouvrait le carrelage
opaque. Du coté de la cuisine, tout était moderne. Le frigo américain était immense, comme la plaque électrique. La porte du lave vaisselle dernier cri était légèrement entrouverte. Une table en
bois massif reposait à droite, entourée de chaises en cuir noir. Le jeune homme fut coupé dans son observation par la voix rauque de l’homme qui se tenait de l’autre coté du comptoir et qui le
regardait, ses yeux foncés posés sur lui :
- Tu veux quoi ? Il doit me rester du cacao et du lait. Je peux te faire un thé, ou un café … dit-il en ouvrant les placards en bois clair.
Elias surpris de toutes ces intentions, ne répondit pas immédiatement. Pourquoi cette gentillesse ? Est-ce une nouvelle ruse ? S’il croyait qu’il allait se faire avoir aussi facilement … Restant
sur ses gardes, le jeune homme répondit calmement.
- Un chocolat.
Un chocolat chaud … Cela faisait si longtemps qu’il n’en avait pas bu. Quelques minutes plus tard, l’odeur alléchante de la boisson vient lui chatouiller les narines, et son ventre gargouilla
douloureusement. Son dernier repas remontait à la veille : un simple morceau de pain et un morceau de poulet qu’il avait réussi à piquer dans le panier d’une vieille dame. Il détestait faire ça.
Mais s’il ne le faisait pas, il mourrait. Attendant impatiemment sa boisson, il détailla l’homme qui se tenait devant le micro-ondes. A la lumière, ses cheveux paraissant plus châtains foncés que
brun. Ses épaules étaient droites et son dos musclé. Son jean noir moulait parfaitement ses fesses fermes et ses longues cuisses musclées. Lorsqu’il se retourna pour apporter la tasse chaude,
Elias remarqua son torse imberbe que laissait apercevoir le haut de sa chemise noire entrouverte.
Il se surprit à penser qu’il n’était pas trop mal tombé, pour une fois. Mais les beaux hommes étaient souvent les pires. Ils étaient forts et il ne pouvait qu’obéir à leurs fantasmes. Il prit en
main la tasse qu’on lui tendait et la porta à ses lèvres. Il faillit pousser un cri de bonheur quand le liquide sucré et brûlant coula doucement dans sa gorge. C’était tellement bon !
L’homme vint se placer à coté de lui, une tasse de café noir dans la main.
- Il est bon ?
Elias acquiesça d’un signe de tête. L’homme fit un léger sourire.
- Au fait, je m’appelle Thybalt et toi ?
Le jeune homme hésita. Devait-il lui dire son véritable nom ? Mais devant un tel sourire, comment mentir ?
- Elias.
- Et bien, enchanté Elias.
Ce dernier releva la tête et croisa le regard de Thybalt. Un regard pétillant.
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J'aime bien ton style d'écriture. Tu vas très dans le détail et ça j'aime assez.
*file lire la suite*
elle me plait déjà beaucoup